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Denys Bédarride
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Dimanche 24 Mai 2026 à 08:06

Les contraintes sécuritaires et climatiques accentuent la pression sur un système de santé déjà fragilisé au Niger. Dans ce contexte, ce recrutement apparaît comme une réponse visant à renforcer les capacités opérationnelles du secteur.

Le gouvernement nigérien prévoit de recruter 6221 agents de santé contractuels en 2026. L’annonce a été faite le 12 mai par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le colonel-major médecin Garba Hakimi, soulignant que « le plus grand nombre [sera, ndlr] constitué des infirmiers ».

Le responsable a également déclaré : « la construction en cours de 35 centres de santé intégrés de type II avec logement de l’infirmier chef CSI ». L’objectif est de renforcer l’offre de soins, en particulier dans les zones reculées et difficiles d’accès.

Des progrès sanitaires réels mais des défis persistants

Des progrès ont été enregistrés dans le secteur de la santé au Niger ces dernières décennies. La mortalité maternelle a ainsi reculé de plus de 200 points entre 1992 et 2020, pour s’établir à 441 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2020, selon les estimations des Nations unies.

Dans le même temps, le programme national de vaccination s’est progressivement renforcé, avec l’introduction du vaccin contre le paludisme parmi les nouveaux outils de prévention intégrés à la routine sanitaire.

Malgré ces avancées, des défis importants demeurent, notamment le financement encore insuffisant du système de santé, le déficit en personnel qualifié, les inégalités d’accès aux soins et une couverture vaccinale toujours incomplète.

Des réformes structurelles et un appui international

Les autorités nigériennes ont engagé plusieurs mesures visant à améliorer durablement l’offre et les conditions de travail dans le secteur. Elles portent notamment sur le renforcement des capacités dans les écoles de formation en santé, la construction en 2025 de 36 centres de santé intégrés (CSI) de type II avec logement de l’infirmier chef CSI et la mise en place de quatre blocs opératoires et de quatre services de néonatalogie.

Dans son Plan de développement sanitaire et social (PDSS) 2022-2026, le pays ambitionne d’accroître la disponibilité et la qualité des services sanitaires, tout en renforçant la protection sanitaire des personnes vulnérables.

Pour rappel, le Niger et les États-Unis ont signé un protocole d’accord de coopération bilatérale sur cinq ans dans le domaine de la santé en février 2026.

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