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Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Mercredi 20 Mai 2026 à 08:35

Le gouvernement nigérien a mis en œuvre plusieurs programmes de récupération des terres dégradées afin de renforcer la résilience climatique et de soutenir les revenus des populations rurales.

Au Niger, les programmes de restauration environnementale ont généré près de 82 000 emplois temporaires en 2025. C’est ce que révèle un communiqué du gouvernement nigérien.

Dans un entretien bilan 2025 diffusé le 6 mai sur la télévision nationale, le ministre chargé de l’Environnement, le colonel Maizama Abdoulaye, a indiqué que « plusieurs actions de récupération des terres dégradées et d’ensemencement des espèces fourragères ont permis d’améliorer considérablement la production pastorale dans certaines localités du pays, générant plusieurs milliards de FCFA de revenus pour les populations bénéficiaires ».

Il a précisé que les actions réalisées entre 2024 et 2025 ont mobilisé plus de 10 millions d’hommes-jours, soit l’équivalent de 10 millions de journées de travail.

Les autorités nigériennes mettent en avant les résultats obtenus dans certaines zones comme Kéré-Kapada, dans la région de Tahoua, où la restauration des terres a permis d’améliorer significativement la biomasse pastorale, atteignant environ trois tonnes de matière sèche par hectare.

Au-delà de l’aspect environnemental, ces actions visent aussi à faire de la restauration des terres un levier de développement rural, à travers la récupération des terres dégradées, l’ensemencement d’espèces fourragères et la plantation de végétaux adaptés au climat sahélien.

Cette dynamique intervient dans un contexte où le Niger reste fortement exposé aux effets du changement climatique, notamment aux sécheresses, inondations et vents violents, qui accentuent l’insécurité alimentaire, la pauvreté et les tensions sociales. Face à ces défis, le pays a multiplié les engagements internationaux et mis en place plusieurs politiques d’adaptation, dont le Plan national d’adaptation (PNA), avec l’appui d’institutions publiques, d’ONG, du secteur privé et de partenaires techniques et financiers.

Selon le gouvernement, malgré les programmes déjà en cours, les besoins financiers pour la mise en œuvre des options prioritaires nationales s’élèvent à 5435 milliards FCFA (9,058 milliards $), selon le document intitulé « Première communication relative à l’adaptation aux changements climatiques au Niger », publié en mai 2025.

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