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Thomas Dupleix
14 juin 2022 Dernière mise à jour le Mardi 14 Juin 2022 à 14:57

En marge de l’Université d’été des jeunes entrepreneurs africains, organisée du 20 au 31 mai derniers par la métropole de Montpellier (sud de la France), Ecomnews a pu interviewer cinq d’entre eux sur le quotidien, le développement et les projets qui font leur entreprise. L’occasion de mieux appréhender le dynamisme propre aux petites entreprises africaines. Place, aujourd’hui, à Silima Diawara, Fondateur de la boulangerie Le Quotidien, à Bamako (Mali).

5 points de vente dans la capitale malienne. 43 employés fixes, plus une quinzaine voire une vingtaine d’extras. Un chiffre d’affaires annuel oscillant entre 80 et 90 millions de francs CFA (soit entre 160.000 et 180.000 €). La boulangerie Le Quotidien fait déjà figure de référence dans la région. « Nous avons pour objectif d’installer d’autres chaînes de vente à Bamako, confie Silima Diawara. Et je suis dans le projet de m’installer aux frontières de la Guinée»

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Et ce, même si le contexte n’est pas favorable. La guerre en Ukraine a drastiquement limité les exportations de blé en provenance du pays et les pays africains en sont les premiers à en faire les frais. « Le prix de la farine a presque doublé, lance le fondateur de la boulangerie. Mais on fait en sorte de garder toujours les même prix pour nos populations. » Une manière, selon lui, d’aider son pays à se sortir d’une situation actuellement compliquée tant sur le plan économique que politique

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De quoi faciliter au moins l’accès au pain pour les populations maliennes, même si ce coup de pouce à un coût. « Je prends des pertes, reconnaît Silima Diawara. Mais je sais que c’est momentané. » Car bien que les matières premières et levures sont exportées au Mali, la suite est intégralement faite sur place. Si bien que le jeune entrepreneur ambitionne, lorsque le contexte lui sera plus favorable,  d’installer des points de vente ailleurs qu’à Bamako. « Il y a toujours une possibilité de se lancer partout dans le monde, assure Silima Diawara. Pourquoi pas aussi en Europe ? Comme Paul ! (Rires) »

Retrouvez toutes les interviews des jeunes entrepreneurs dans les liens ci-dessous :

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