Riz en Gambie
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administrateur_ecomnews
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Vendredi 13 Mars 2026 à 07:52

Le riz est profondément ancré dans les habitudes alimentaires en Gambie. Le pays Ouest-africain bat des records mondiaux de consommation de cette cérale fondamentale.

En Gambie, la consommation de riz par tête atteint en moyenne 256,4 kg par an. Un tel niveau fait de ce pays Ouest-africain le premier consommateur par habitant de la céréale au monde, selon les données de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) citées par un rapport du Fonds monétaire international (FMI) publié en 2025.

La Gambie devance ainsi le Bangladesh (246,9 kg), le Vietnam (228,1 kg), la Thaïlande (178,9 kg) et Madagascar (153,5 kg). Le Sénégal, pourtant connu pour son plat national à base de riz (le thiéboudiène), tourne autour de 110 kg par habitant, tandis que la Côte d’Ivoire se situe autour de 80 – 85 kg selon le Département américain de l’Agriculture (USDA), malgré une progression rapide de la consommation urbaine.

75 % de l’apport calorique en zones rurales

Cette intensité de consommation confirme le rôle stratégique du riz dans la sécurité alimentaire gambienne. Il s’agit en effet de l’un des pays africains où cette céréale occupe une place des plus centrales dans les habitudes alimentaires. Selon la Banque africaine de développement (BAD), le riz assure près de 75 % de l’apport calorique en zones rurales, ce qui en fait le socle de la nutrition quotidienne.

Portée par la croissance démographique et l’urbanisation autour de Banjul, la consommation nationale dépasse aujourd’hui les 300 000 tonnes de riz blanchi par an, contre environ 200 000 tonnes au début des années 2010.

Une dépendance massive aux importations et d’importants défis

Un tel appétit s’accompagne cependant d’une forte dépendance au marché international, à cause de la faiblesse de la production locale. Selon la BAD, le plus petit pays d’Afrique continentale importe chaque année plus de 170 000 tonnes de riz, principalement sous forme brisée, soit près de 80 % de sa consommation. Dans un tel contexte, chaque tension sur les prix ou sur les disponibilités se répercute immédiatement sur le pouvoir d’achat et la stabilité sociale.

Pourtant, le potentiel de production existe. Le pays dispose d’environ 440 000 hectares de terres arables, dont seulement 15 % sont consacrées au riz. Les surfaces aménagées en bas-fonds et rizières irriguées restent modestes, alors que l’extension de l’irrigation pourrait permettre d’augmenter les rendements et de réduire la vulnérabilité aux pluies erratiques.

Alors que le pays s’est fixé pour objectif en 2022 d’atteindre l’autosuffisance rizicole d’ici 2027, des analystes soulignent que cette ambition pourrait encore rester irréalisable sans des interventions durables pour améliorer l’accès des producteurs au crédit, aux équipements et aux intrants (engrais et semences), afin de relever les rendements.

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