Portée par la reprise du transport aérien en Afrique de l’Ouest, la plateforme d’Abidjan poursuit sa montée en puissance, dans un contexte de concurrence accrue entre hubs régionaux et d’enjeux de compétitivité.
En 2025, l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan a enregistré une progression modérée de son trafic passagers, passé de 2 535 451 en 2024 à 2 551 915 voyageurs, selon des propos rapportés par la presse locale et attribués à Dioman Coné, directeur de cabinet du ministre des Transports et des Affaires maritimes. Ces données ont été rendues publiques le jeudi 9 avril 2026, à l’ouverture de l’atelier national consacré à la compétitivité du transport aérien.
Sur le réseau domestique, le trafic est estimé à près de 100 000 passagers par an. Cette activité a été soutenue par 33 228 mouvements d’avions enregistrés sur la période. Le fret aérien affiche, pour sa part, un volume de 34 844 tonnes, en hausse de 7 % en glissement annuel. Malgré cette évolution, le trafic passagers reste légèrement en deçà des prévisions formulées en juillet dernier, qui tablaient sur 2 570 000 voyageurs en 2025.
A ce stade, les autorités n’ont pas encore communiqué de détails sur la segmentation du trafic. En 2024, l’espace CEDEAO représentait toutefois la principale source de flux, devant la France. Doté d’un réseau régional étendu, le transporteur national, Air Côte d’Ivoire, continue en revanche de jouer un rôle clé sur ce segment. Selon les données de la direction, la compagnie contribue en moyenne à hauteur de 36 % du trafic global de la plateforme d’Abidjan.
Actuellement, l’aéroport est desservi par 41 destinations internationales, dont Bruxelles, Dubaï et Istanbul. Dans la continuité des travaux de l’atelier national clôturé la semaine dernière , une feuille de route est en cours d’élaboration afin de positionner Abidjan comme un hub aérien de référence en Afrique de l’Ouest. Parmi les principaux défis identifiés figurent les politiques fiscales, l’efficacité des procédures, la fluidité des opérations aéroportuaires ainsi que la compétitivité globale des plateformes.




















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