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Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Mercredi 29 Avril 2026 à 08:34

Dans sa mise à jour de janvier 2026 des Perspectives de l’économie mondiale, le FMI tablait sur une croissance de 4,6 % en 2026. Celle-ci est désormais estimée à 4,3 %.

Dans son dernier rapport intitulé « Perspectives de l’économie subsaharienne », publié le 16 avril, le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour l’Afrique subsaharienne. La croissance s’établira à 4,3 % en 2026, anticipe l’institution, soit une révision à la baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport aux prévisions de janvier.

Cette révision s’explique principalement par les répercussions du conflit au Moyen-Orient. Le FMI souligne une forte hausse des prix du pétrole, du gaz et des engrais, ainsi qu’une augmentation des coûts du transport maritime. À cela s’ajoutent des perturbations des échanges commerciaux avec les partenaires du Golfe, un recul des arrivées touristiques et un risque de baisse des transferts de fonds vers certains pays.

Au niveau des principales économies de la région, les perspectives divergent. La croissance du Nigeria est désormais attendue à 4,1 %, contre 4,4 % précédemment, tandis que celle de l’Afrique du Sud est revue à la baisse, passant de 1,4 % à 1 %.

Cette tendance s’inscrit dans un contexte international tendu, marqué par les répercussions du conflit au Moyen-Orient, qui continue d’affecter l’économie mondiale. La volatilité des prix de l’énergie, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et les incertitudes sur les marchés financiers ont également des effets indirects sur plusieurs pays africains, influençant leurs équilibres macroéconomiques et leurs marges de manœuvre budgétaires.

Pour 2027, le FMI anticipe un taux de croissance régional de 4,4 %. Selon l’institution de Bretton Woods, les risques mondiaux pesant sur les perspectives restent orientés à la baisse.

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