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Agence Ecofin
6 mai 2022 Dernière mise à jour le Vendredi 6 Mai 2022 à 09:00

La coopération Chine-Afrique réserve une dizaine de projets au renforcement des capacités. L’un d'eux est axé sur les universités techniques, et veut former les responsables et enseignants de ces établissements. Le projet étendu à tout le continent va commencer à se déployer au Kenya.

China Education Association for International Exchange (CEAIE), une organisation chinoise à but non lucratif, a conclu un accord avec l’Association des universités techniques et polytechniques d’Afrique (ATUPA) afin d’améliorer les compétences professionnelles et techniques des administrateurs et formateurs des établissements de formation technique africains. Ceux-ci recevront une formation sur les technologies professionnelles de pointe, la philosophie de l’éducation, les méthodes d’enseignement, la conception des programmes et l’évaluation.

« Les capacités des formateurs seront améliorées pour répondre aux normes mondiales, et ils apprendront non seulement des concepts d’enseignement avancés mais renforceront également leur base théorique, leur capacité pratique et leur compréhension de l’intégration de l’industrie et de l’éducation », a fait savoir Johannes Mutiku, secrétaire de l’ATUPA.

La formation est l’un des sous-projets entrant dans le cadre du « Future of Africa, China-Africa Vocational Education Cooperation Program » qui prévoit que les universités et collèges africains et chinois travaillent en binôme pour proposer des programmes dans lesquels les étudiants africains suivent un cursus en Chine et dans leur pays d’origine.

Le programme est composé d’une session de formation en ligne et présentielle. La première est voulue pour adapter les programmes à la numérisation des enseignements survenue avec la covid-19. Quant à celle hors ligne, elle se fera à travers des formations pratiques, des sessions de communication et d’échanges entre les enseignants chinois et africains, et le suivi des talents techniques et qualifiés africains.

Le Kenya est l’un des premiers pays du continent à bénéficier du rapprochement avec la Chine. L’Université technique du Kenya (TUK) s’apprête à signer un accord de 4 ans avec l’Institut d’ingénierie mécanique et électrique de Zhejiang. 23 professeurs de la TUK seront formés dans huit domaines d’ingénierie, à savoir : l’électricité et l’électronique, l’ingénierie civile et des ressources, l’ingénierie et l’environnement bâti, l’ingénierie aérospatiale et des véhicules, l’ingénierie chimique et des biosystèmes, les sciences géospatiales, la construction et les études immobilières, l’architecture et la planification spatiale.

Selon le professeur Edwin Ataro, doyen exécutif de la Faculté d’ingénierie et d’environnement, ce projet va permettre de répondre au déficit de compétence des enseignants dans les filières d’ingénierie.

« L’un des plus grands défis auxquels sont confrontés la plupart des départements d’ingénierie en Afrique est le manque d’équipement de formation et le nombre insuffisant d’enseignants possédant des compétences internationales pour influencer nos diplômés. C’est pourquoi nous avons adapté notre formation, afin d’avoir une approche combinée qui verra nos enseignants formés jusqu’au niveau du doctorat, et d’aider à améliorer la qualité de la formation et remédier à la pénurie de ces deux compétences », a-t-il expliqué. 

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